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Les anciennes mines du Briançonnais

 Avant d'être un haut lieu du tourisme, le Briançonnais a connu une intense activité minière avec plusieurs centaines de mines paysannes, des mines d'altitude (et notamment la mine de graphite du Chardonnet), des mines "industrielles" et des mines métalliques.  L’association a investi un temps considérable à l’étude de ce patrimoine oublié.


Un patrimoine exceptionnel

En raison des difficultés d'exploitation, l'Etat n'a pas nationalisé le charbon Briançonnais. De ce fait, les méthodes d'exploitation sont restées identiques à celles du XIX° siècle. C'est pourquoi l'on trouve en Briançonnais des objets et des outils qui ont complètement disparu des autres bassins miniers, ce qui fait aujourd'hui la richesse de ces sites.
Jusqu'en 1988, ce patrimoine exceptionnel était ignoré des auteurs et des chercheurs. C'est un travail réalisé en milieu scolaire et repris par l'association qui a permis son exhumation et la mise en place de structures de mise en valeur, notamment le Centre de Culture Scientifique et Technique (CCSTI) spécialisé dans la mise en valeur de la mine d’argent du Fournel à l’Argentière-la-Bessée...

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Nous classons les mines de charbon en 4 catégories :
les mines paysannes,
les mines industrielles,
les mines d'altitude,
les mines métalliques.

Cette classification est une commodité. Elle ne prend pas en compte le fait que certaines mines paysannes ou industrielles peuvent être, aussi, des mines d'altitude.

Photo 1 : La mine de l'appontement.

Le charbon du Briançonnais

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Le charbon du Briançonnais C’était de l’anthracite. En raison des pressions alpines, il pouvait renfermer jusqu’à 30% de cendres et était le plus souvent réduit en une poudre, la « molle ». Mélangée à de l’eau la « molle » formait le « pétri » (photo 2) que l’on enfournait dans les poêles dits « grenoblois ».