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1.4 - l'outillage
Il �tait des plus traditionnels : pics, masse, pointerolles�Les mineurs utilisaient aussi un explosif de type militaire, stable aux basses temp�ratures, la "cheditte".
A l'int�rieur des galeries, le charbon �tait transport� dans des brouettes, des "cabasses"
(photo cabasse) ou des sacs en jute.
1.5 - le boisage
Pour �viter l'effondrement du toit, les galeries devaient �tre bois�es. Le boisage se faisait � l'�conomie, sans utiliser de clous trop on�reux
(sch�ma boisage)
1.6 - le transport
A l'ext�rieur, 3 principaux syst�mes de transports �taient utilis�s :
a - la "ramasse" (photo
ramasse), sorte de "schlitte" alpine. Embl�matique du Brian�onnais, les ramasses �taient construites sur place selon des techniques pr�cises et originales.
Pour plus de d�tails on se reportera � la publication de l'association
"les ramasses" (1 euro).
b - les goulottes � sec. Le charbon y �tait propuls� jusqu'au bas de la pente
(photo goulottes
� sec).
c - les goulottes hydrauliques
(photo
goulottes) qui transportaient le charbon par un syst�me de chasse d'eau. Il s'agit de syst�mes tr�s originaux. Nous en connaissons 3 sites. Les goulottes du Lauzet sont les plus spectaculaires car elles mesurent 2,5 km de long (sur 800 m de d�nivel�e) et montrent, en bordure de la route nationale, de gros bassins de d�cantation
(photo bassins de d�cantation).
Pour plus d�tails, on se reportera � la publication de l'association
"les goulottes" (1 euro).
1.7 - organisation sociale
Selon les secteurs, on passait de l'individualisme le plus complet � une mise en commun des productions:
� Gadgeors, les mineurs poss�daient, chacun, une parcelle de terrain � cheval sur une veine. Ils y exploitaient, seuls, le charbon, par simple grattage. Celui-ci �tait stock� dans des enclos, les "plateformes".
� Villard St Pancrace : les exploitants �lisaient un g�rant qui les repr�sentait aupr�s des Pouvoirs Publics et des n�gociants. Cependant, l'exploitation restait, sinon individuelle, du moins familiale. Il ne s'agissait, en aucun cas, de coop�ratives ouvri�res.
La "cabane" (photo cabane) �tait au c�ur de la vie sociale des mineurs-paysans.
Le m�moire d'Emeric LENNE sur les mines paysannes du Brian�onnais
Un jeune �tudiant en Histoire de l'UFR d'Histoire d'Aix-Marseille vient de produire un remarquable m�moire de ma�trise de pr�s de 400 pages, auquel l'association a collabor�. Tous les aspects de l'exploitation du charbon � Villard St Pancrace y sont abord�s. Il est �videmment impossible de r�sumer cet ouvrage en une ligne, mais il d�montre la remarquable capacit� d'adaptation des paysans-mineurs (et non des mineurs paysans comme nous l'avons souvent �crit) aux imp�ratifs de la g�ologie, du climat, de l'administration et du contexte social.
2 - LES MINES "INDUSTRIELLES"
Compar�es aux mines du Nord de la France, elles n'avaient d'industrielles que le nom. Il s'agissait plut�t de mines "artisanales". Ce sont elles qui marquent le plus le paysage. On en compte 5 (ou 7 si l'on inclut les mines d'altitude).
2.1 - l'inventaire
a - dans la vall�e de la Guisane
la mine des Eduits (photo Eduits) perch�e sur une falaise proche du champ de neige de Serre Chevalier.
les mines du Freyssinet et de Pierre Grosse
(photo Pierre
Grosse).
b - dans la vall�e de la Durance
la mine de Combarine (photo Combarine) qui �tait la plus importante de la r�gion. C'�tait la seule mine r�ellement industrielle du secteur. Elle poss�dait un outillage moderne et fonctionnait selon le syst�me des 3 * 8.
la mine de La Tour, seule mine en fond de vall�e. C'est pourquoi elle poss�dait un chevalement. Cette mine de La Tour a ferm� en 1926. Lui a succ�d� une usine � boulets qui a marqu� l'histoire de ce petit village
(photo paysage Villard St
Pancrace).

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