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De tout temps le Brian�onnais a �t� frapp� par les crues torrentielles. Les d�g�ts caus�s �taient si importants qu'une mission minist�rielle dirig�e par SURELL avait �t� d�p�ch�e dans les Hautes Alpes au milieu du XIX� si�cle . Ce dernier a pr�conis�, d�s cette �poque, les premiers moyens de lutte contre les torrents.
Pour des raisons diverses, ces crues torrentielles ont caus�, ces derni�res ann�es, de graves dommages � la r�gion : crues de 81 et 88 du
Verdarel, crue du Bez en 95...
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Depuis 1991, sur la base d'un travail effectu� en milieu scolaire (Projet d'Action
Educative), l'association a men� une recherche sur ce th�me, en collaboration avec des universitaires (Lille, Montpellier, Paris I, Paris VII, Nice�), des techniciens du RTM (service de restauration des Terrains de Montagne), et des particuliers t�moins d'�v�nements. De nombreux documents ont �t� produits
(liste des publications ci-apr�s)
A - CRUES, COULEES DE BOUES, GLISSEMENTS, ECROULEMENTS et autres broutilles
1 - images des torrents du Brian�onnais
Les torrents du Brian�onnais sont souvent de taille imposante. Comme tous les torrents, ils comportent 3 parties :
le bassin de r�ception qui collecte toutes les eaux sauvages. Le sol y est souvent mis � nu surtout lorsqu'il s'agit de moraines. Dans ce cas, de belles "chemin�es de f�es" peuvent se former
(torrent du Merdanel).
le chenal d'�coulement souvent tr�s �troit
(torrent de la Liche).
le c�ne de
d�jection. Il r�sulte de l'accumulation des mat�riaux arrach�s par le torrent dans les parties sup�rieures
(c�ne du Merdanel). Sur le c�ne, le torrent peut changer de lit � l'occasion d'une crue. Il n'y pas de zones prot�g�es.
Pendant longtemps, la plupart des c�nes de d�jection (mais pas tous) �taient consacr�s aux cultures, les habitations �tant install�es dans des zones � l'abri des crues. Les n�cessit�s du d�veloppement ont conduit � une urbanisation croissante des c�nes
(c�ne du torrent de Sachas).Evidemment, cette occupation a n�cessit� la construction d'ouvrages de protection
(barrage sur le Verdarel).
2 - les crues des torrents du Brian�onnais
Les crues des torrents et rivi�res torrentielles du Brian�onnais se produisent le plus souvent :
au printemps, lorsque des pr�cipitations importantes tombent sur un manteau neigeux tr�s �pais. Ce fut le cas lors de la crue "mill�nale" de 1856 qui a marqu� les m�moires
(st�le de Mon�tier les Bains)
durant l'�t�, � l'occasion de violents orages. Ce fut le cas lors de la crue du Verdarel le 9 juillet 1981
(crue du Verdarel) et de la crue du Bez du 24 juillet 1995
(crue du Bez).
Les crue d'automne sont plus rares.
Ces crues sont d�vastatrices ainsi qu'en t�moignent les noms donn�s aux torrents Merdanel, Merdarel, Verdarel, Bramafan ) hurle la faim, Rabioux = enrag�) et le texte suivant
(texte)
3 - les laves torrentielles
A l'occasion de leur fonte, les glaciers du Brian�onnais ont laiss� de nombreux d�p�ts : les moraines. Celles ci- sont constitu�es par des gros blocs, des galets et des particules plus fines emball�s dans une matrice argileuse. Les moraines sont �videmment tr�s sensibles � l'�rosion. A l'occasion des crues, les particules fines qu'elles renferment charge l'eau de ruissellement et la transforme en une sorte de boue tr�s �paisse la lave torrentielle qui forme des lobes
(lobes). La densit� des laves torrentielles peut atteindre 2. Dans ce cas, des gros blocs de rocher peuvent "flotter" plus ou moins
(bloc du Boscodon).
4 - glissements
Les terrains houillers qui forment l'essentiel du Brian�onnais, sont tr�s vuln�rables. Dans certaines conditions, ils peuvent engendrer des glissements de terrains. Les parties arrach�es � l'amont forment des "niches d'arrachement"
(niche d'arrachement) reconnaissables au fait que les arbres qui y poussent sont beaucoup plus jeunes que leurs voisins.
5 - �croulements
Soumises � l'action du gel et du d�gel et aux variations brutales de temp�rature, les falaises du Brian�onnais s'�croulent en lib�rant de gros blocs de rocher capables de d�foncer les murs des maisons
(bloc des Salettes).
6 - le risque en montagne
La vie est faite de risques. En montagne, le risque est le plus souvent naturel et les autochtones ont trouv� des astuces pour s'en prot�ger. Ainsi, pour emp�cher l'eau de p�n�trer dans les ruelles proches du torrent de Ste Elisabeth, les habitants de St Chaffrey d�ployaient des sortes de portes pliantes
(portes St Chaffrey).
Au-del�, ils avaient un comportement "citoyen" spontan� : les lits des torrents �taient d�gag�s de troncs qui les encombraient, des "cunettes" �taient syst�matiquement trac�s sur les routes et sentiers pour permettre l'�vacuation de l'eau�
Aujourd'hui les citoyens se d�sint�ressent de ces t�ches qui sont confi�es aux Services de l'Etat.

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