Mines d'altitude

Les mines d'altitude et notamment la mine du col du Chardonnet sont le joyau des mines du Briançonnais. Elles ont connu des conditions d'exploitation extraordinaires. L'association a investi beaucoup de temps et d'énergie dans leur étude.

Les mines industrielles d'altitude se distinguent des autres mines par le fait que les mineurs étaient contraints d'y séjourner pendant la semaine.

On en connaît 2 :
  • la mine de la Benoîte,
  • la mine de graphite du col du Chardonnet.

1- la mine de la Benoîte

Située à 2400 m d'altitude, au-dessus du Monêtier, elle a été d'abord la propriété des mines de Carvin, dans le Nord. Les conditions de vie semblent y avoir été meilleures que dans les autres mines du Briançonnais (photo 1) Les mineurs disposaient d'une cantine et nous avons retrouvé la cantinière de la mine de la Benoîte qui a témoigné dans les colonnes de notre journal "mines de rien".

2- la mine du Chardonnet, joyau des mines du Briançonnais (photo 2)

C'était la seule mine de graphite réellement exploitée en France. Située à 2600 m d'altitude, dans une zone très exposée aux intempéries, elle a connu des conditions d'exploitation extraordinaires.

En 1989 et 1990, l'association a consenti des efforts humains et matériels considérables pour en connaître le fonctionnement et l'histoire. En particulier, elle y a installé 2 camps d'été (photo3) rendus difficiles par les charges qu'il fallait y monter.

LE GRAPHITE

Il forme l'essentiel des mines de crayon et des charbons des dynamos, mais il est surtout utilisé en fonderie. Il provient de la transformation du charbon sous l'effet de pressions et de températures élevées (cf. rubrique "géologie des terrains houillers")

Histoire rapide de la mine

Sans accès routier et sans autre moyen de transport que la "ramasse", l'exploitation a vivoté jusqu'au début du XX° siècle, marqué par la création de la Société du Graphite Français (1907) puis de la Société Nouvelle du Graphite Français (1913).

A cette époque, si l'accès reste toujours pédestre, en revanche :
  • le minerai est transporté jusqu'à la route nationale par des câbles,
  • l'électricité est amenée jusqu'au carreau de la mine,
  • les baraquements sont reconstruits.

L'apogée de l'exploitation est atteint avec la guerre de 1914-1918, car la fabrication des obus exige du graphite pour "beurrer" les creusets de fonderie. Or, l'Allemagne est notre principal fournisseur et les cargos venant de Madagascar sont torpillés.

Dès la fin de la guerre, l'exploitation agonise. Elle est liquidée en 1937.

Des vestiges visibles à Briançon
Le graphite provenant du Chardonnet était traité dans une usine de Briançon : la Plombagine (nom ancien donné au graphite). Les fondations de cette grande usine sont encore visibles dans la zone industrielle de Briançon, derrière le Centre d'Oxygénation, à l'emplacement de l'actuel stand de tir (photo 4). L'usine utilisait la force hydraulique du torrent de la Cerveyrette. On voit encore le canal d'amenée (photo 5).

En partenariat avec la municipalité de Briançon, l'association y a installé un panneau rappelant ce pan d'Histoire.
POUR EN SAVOIR PLUS
  • "la mine de graphite du col du Chardonnet", publication en quadrichromie, 80 pages, SGMB (Raymond LESTOURNELLE), éditions du Fournel, 2004, 14,5 euros.

Pour télécharger un bon de commande
bon-commande2013.pdf

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1- la mine de la Benoite

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    ...dans les années 1950.

2- la mine du Chardonnet

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    (vue sur la falaise des entrées)

3- camp au Chardonnet

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    (1989)

4- emplacement de l'usine de la Plombagine

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    ...à Briançon.

5- canal d'amenée

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    ...de l'usine de la Plombagine à Briançon.