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Les fours Ă chaux : la chaux

 La chaux produite dans les fours Ă chaux paysans, Ă©tait utilisĂ©e en maçonnerie pour les mortiers et enduits et en agriculture pour le chaulage des semences. Depuis quelques annĂ©es, elle connaĂ®t un regain d’intĂ©rĂŞt en raison de ses propriĂ©tĂ©s techniques très intĂ©ressantes.

La chaux provient de la dĂ©composition des calcaires Ă une tempĂ©rature de l’ordre de 950°. Il se dĂ©gage du dioxyde de carbone (gaz carbonique) et on obtient de la chaux vive. Celle-ci  reste cohĂ©rente (photo 1) et conserve la forme de la roche dont elle est issue.

   1La chaux vive est cohĂ©rente.
   2La "pierre bleue" du Briançonnais (dolomie ladinienne).
   3Etapes du "foisonnement" de la chaux vive.

 En briançonnais, le calcaire le plus utilisĂ© pour fabriquer de la chaux est la « dolomie ladinienne » appelĂ©e « pierre bleue » (photo 2) par les chaufourniers.

Mise en présence d’eau, la chaux vive « foisonne » (photo 3) en dégageant beaucoup de chaleur. On obtient de la chaux éteinte. Selon la quantité d’eau que l’on ajoutée, on obtient de la chaux éteinte en poudre (photo 4) ou en pâte (photo 5).

Celle-ci est utilisée comme mortier (pour associer des pierres), comme enduit (photo 6) pour recouvrir des pierres ou comme badigeon.

   4Tamisage de la chaux en poudre.
   5La chaux "aĂ©rienne" donne une pâte onctueuse.
   6Confection d'un enduit par Norbert Peyrot.

Elle sert également à fabriquer des fresques à la chaux (photo 7) selon un procédé complexe.

   7RĂ©alisation d'une fresque Ă  la chaux par N. Challanche.
   8Fabrication de chaux avec un chalumeau.

Selon la nature du calcaire, on obtient de la chaux « aérienne » (qui fait prise avec le dioxyde de carbone de l’air) ou de la chaux hydraulique qui fait prise à la fois avec l’eau et le dioxyde de carbone.

Avec la « pierre bleue » du Briançonnais on obtient de la chaux  aĂ©rienne.
Pour les « pédagogues » la décomposition du calcaire peut être obtenue avec un chalumeau oxyacétylénique (photo 8).